Une voix en exil, sinon rien

Harcèlement judiciaire, perquisitions illégales, condamnations à des amendes exorbitantes entraînant la détention pour impayé…L’arsenal répressif déployé contre les journalistes à Djibouti fait régner une véritable terreur médiatique. Aucun média privé ou indépendant n’est installé sur le territoire. Les seuls médias existants sont utilisés à des fins de propagande par le gouvernement d’Ismaël Omar Guelleh. La loi sur la liberté de la communication de 1992 est elle-même une entrave à la liberté d’expression et au pluralisme médiatique puisqu’elle prévoit, entre
autres, des peines de prison pour les délits de presse et des contraintes d’âge et de nationalité pour créer un média. La Voix de Djibouti, qui est la seule radio de Djibouti émettant depuis l’Europe, y est régulièrement bloquée et brouillée.  

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