LVD du vendredi 12 avril 2019

Bonne écoute

Nouvelles nationales 

Un accident meurtrier de la circulation dans la capitale

Dimanche 7 avril 2019, vers dix heures du matin, un accident meurtrier de la circulation s’est produit sur le pont d’Ambouli reliant la capitale djiboutienne à sa banlieue populaire, Balbala. Il s’est produit entre un bus et mini-bus qui se sont violemment percutés.

L’un et l’autre des deux véhicules transportaient des passagers, lesquels ont été affectés par l’accident. Au moins quatre personnes ont péri dans la collision et plusieurs ont été blessées.

L’excès de vitesse est pointé par les témoins oculaires et les rescapés comme cause de cet accident meurtrier qui a également endommagé les deux véhiculés.

Les accidents routiers meurtriers, impliquant ou non des véhicules de transport en commun, sont fréquents dans notre pays. Et les causes sont souvent des facteurs qu’une bonne prévention peut réduire voire éliminer. Il s’agit de l’excès de vitesse que facilite la défaillance de la police de la route (qu’elle soit confiée aux gendarmes ou aux policiers), de la mauvaise formation à la conduite souvent liée à l’obtention du permis de conduire par corruption, de l’absence de permis de conduire, ou encore du mauvais état de nos routes trop souvent étroites et dont le principal axe (Route nationale n°1) est utilisé à la fois par des camions poids lourds et des véhicules ordinaires. 

A quand la qualité à l’école ? 

Le leitmotiv haut brandi ces derniers temps par le gouvernement s’agissant de l’école est la qualité. Il dit et répète qu’il est déterminé à améliorer la qualité éducative. Le ministre de l’Éducation, Moustapha Mohamed Mahamoud, a même tenu un colloque sur la qualité des enseignements-apprentissages en décembre 2016,ce qui est une reconnaissance officielle que la qualité a baissé à l’école. Et de fait, l’école n’a cessé de perdre en qualité à partir des années 1990.

Depuis les états généraux dits de l’éducation, initiés et pilotés en 1999 par le président Ismaël Omar Guelleh, états lesquels l’actuelle réforme scolaire a été fondée, cette dégradation de la qualité s’est aggravée. Sur le terrain, cette réforme a revu l’organisation de l’enseignement aux plans administratif, pédagogique et des contenus. Elle a aussi multiplié le nombre des établissements scolaires. Mais elle a desservi la qualité. Ainsi, l’école primaire ne garantit plus l’acquisition des fondamentaux : lire, écrire et compter.  Et ces lacunes se répercutent sur la suite du parcours scolaire, que ce soit dans l’enseignement secondaire ou dans le supérieur. La mal-aisance dans la lecture et les difficultés d’expression y sont particulièrement alarmantes.

L’actuel ministre de l’Éducation, qui a hérité d’une situation en ruines suite au passage catastrophique de Djama Elmi Okieh, ne semble pas encore avoir pris la mesure de la situation. Il s’en tient à la gestion courante et à la mise en scène de sa personne, comme si Djama Elmi OKieh, dont on murmure qu’il l’avait parrainé pour lui succéder à la tête du ministère de l’Éducation et de la Formation professionnelle, avait déteint sur lui.

Pendant ce temps, élèves et parents se plaignent de ce triste état des choses. Ils s’en plaignent régulièrement. Comme ces mères de famille à qui la Voix de Djibouti a tendu le microphone.

A quand donc la qualité à l’école ? 

Nouvelles régionales

Soudan: sous la pression populaire, la hiérarchie militaire destitue Omar el-Béchir et prend le pouvoir 

Au Soudan, où des manifestations se déroulent depuis décembre 2018 contre le régime du président Omar el-Bechir, la situation s’accélère. Après plusieurs jours de rassemblement populaire statique devant l’état-major de l’armée dans la capitale Khartoum et l’appel des manifestants au soutien de l’armée en faveur du changement, les militaires ont réagi. Ils ont commencé par protéger les manifestants contre la répression de la sécurité politique, puis ils ont procédé ce jeudi à la destitution d’Omar el-Bechir.

L’annonce en a été faite par le ministre de la Défense et vice-président du Soudan, le général Awad Benawf. La hiérarchie de l’armée a, dans la foulée, mis en place un Conseil miliaire de transition qui dirigera le pays durant une période de deux ans. Avec à sa tête le même général Awad Benawf. 

Mais les Soudanais veulent une transition dirigée par des civils et non par des membres galonnés du régime el-Béchir. D’où la poursuite de la mobilisation populaire. 

Nous reviendrons sur ces développements dans notre prochaine édition.

Lybie : Le général Haftar poursuit son offensive militaire contre Tripoli

Le général Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, soutenu (entre autres) par certains pays arabes comme l’Egypte, poursuit sa stratégie de conquête du pouvoir par les armes. Après avoir étendu son emprise sur le sud du pays ces derniers mois, il est passé à l’offensive contre Tripoli, la capitale, où siège un gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale.

Sourd aux appels internationaux à la trêve, le général fait progresser ses troupes vers Tripoli. Elles s’en rapprochent, avec tous les risques que cela comporte pour les habitants.

Ce faisant, Khalifa Haftar, qui contrôle désormais la plupart des puits de pétrole et des régions du pays, porte un coup dur à la conférence de réconciliation nationale que les Nations-Unies prévoient d’organiser les 14 et 15 avril prochains.

Il peut gagner la bataille de Tripoli mais une victoire militaire d’une faction sur l’autre a peu de chances de constituer une solution pérenne dans un pays où les armes et les milices prospèrent. 

Nouveau bilan du passage du cyclone Idai en Afrique australe 

Un nouveau bilan a été établi dans les trois pays touchés par le cyclone tropical Idai : le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi. Le nouveau bilan fait état de 843 morts et de plus de 2500 blessés. Le Mozambique déplore 598 morts et 1640 blessés. Il enregistre également 1428 cas de choléra dont cinq mortels suite à la dégradation des conditions sanitaires après le passage du cyclone. Idai a affecté pas moins de 1,85 millions d’habitants dans ce pays, de loin le plus touché. Au Zimbabwe, le gouvernement avance le chiffre de 185 morts et 200 blessés, mais l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) parle, elle, de 259 morts. Au Malawi, 60 personnes ont trouvé la mort et 672 autres ont été blessées.

La gestion des conséquences du cycle est immense, surtout au Mozambique. Il faut à la fois combattre l’épidémie de choléra, soigner les blessés, assister les sans-abris et autres personnes touchées. Ou encore veiller à ce que l’aide internationale aux populations affectées ne soit pas détournée.

Accident ferroviaire en Éthiopie 

Un accident ferroviaire s’est produit en Éthiopie jeudi 4 avril 2019 vers 3 heures, heure locale. C’est au sud-est d’Addis-Abeba dans la région de l’Est Shoa, qu’il est survenu. Un train de marchandises composé de 17 wagons à destination des ports de Djibouti, est sorti des rails et s’est renversé. L’accident a totalement détruit trois des 17 wagons.

La voie ferrée ainsi que le matériel roulant sont l’œuvre d’entreprises chinoises. Et certains pointent leur qualité qui ne serait pas satisfaisante. ‘’Le matériel roulant proviendrait du recyclage de vieux trains chinois’’, murmurent certaines sources.

En tout cas, c’est par temps de pluies que l’accident s’est produit, ce qui, selon nos informations, a fragilisé la voie ferrée.

Une enquête interne a été lancée par Ethiopian Railways pour déterminer toutes les causes du sinistre. Les usagers du train, particulièrement ceux qui ont été touchés dans leurs biens par l’accident, attendent les conclusions de cette enquête. 

Nouvelles internationales 

États-Unis d’Amérique : Le président Trump menace de fermer la frontière de son pays avec le Mexique

Le président américain Donald Trump menace de fermer la frontière de son pays avec le Mexique, le troisième partenaire économique des États-Unis avec 612 milliards de dollars d’échanges entre les deux nations en 2018. La menace n’est pas nouvelle mais elle semble sérieuse cette fois. Il évoque même une fermeture totale. Il motive cela par l’afflux des réfugiés latino-américains dont le nombre vient de connaître un nouveau pic avec des arrivées estimées à 100 000 par mois. Le chef de la Maison Blanche qualifie d’invasion cet afflux de réfugiés provenant pour l’essentiel du Honduras, du Guatemala et du Salvador.

La frontière entre le Mexique et les États-Unis est longue de 3200 kilomètres, ce qui la rend particulièrement difficile à contrôler.

Si cette menace est mise à exécution, cela créera une situation sans précédent entre ces pays aux liens anciens et étroits comme dans les relations internationales. 

Divergences des dirigeants arabes sur l’attitude envers Israël

On le sait, entre Israël et le Monde arabe, prévaut un différend ancien autour du dossier palestinien et des territoires occupés durant la guerre de 1967. Longtemps, la ligne qui prévalait dans le monde arabe, dont les États sont regroupés au sein de la Ligue arabe, était une ligne de rupture et de fermeté. Avec le soutien souvent inconditionnel du reste du monde musulman dont beaucoup de pays d’Afrique.

Mais au fil du temps, le consensus autour de cette ligne a commencé à se fissurer. La première entorse a été la signature des accords de Camp David en septembre 1978 par l’Égypte post-nasserienne d’Anouar el-Sadate et l’État d’Israël, alors dirigé par Menahem Begin. Ces accords ont permis au Caire de récupérer en 1982 le Sinaï, occupé par Israël depuis la guerre de 1967.

Au sein du Monde arabe, cette initiative unilatérale a fragilisé l’Égypte et affecté sa position de chef de file.

Pourtant, d’autres pays arabes allaient lui emboiter le pas. D’abord officieusement. Ensuite officiellement, puisque la Jordanie a rétabli ses relations diplomatiques avec Tel-Aviv suite aux accords de Wadi Araba signés entre les deux pays en 1994.

Et aujourd’hui, l’État hébreu courtise activement les pays du Golfe que la montée en puissance de l’Iran inquiète.

De sorte que l’Oman, dont les positions modérées sont connues, plaide ouvertement pour une autre politique avec Israël. Ainsi, le ministre omanais

des Affaires étrangères, Youssef Ben Aloui, a appelé, samedi 6 avril 2019, les pays arabes à prendre des initiatives afin d’« apaiser les craintes d’Israël sur son avenir au Moyen Orient à travers de vrais accords ». Il a fait cette déclaration lors d’un débat en marge du Forum économique mondial sur le Moyen Orient et l’Afrique du Nord en Jordanie. Mais il s’est attiré des critiques, notamment de la part de son homologue jordanien, Aymane Safadi. Celui-ci lui a rétorqué que ‘’le problème n’est pas que les Arabes doivent donner des garanties (…), c’est qu’Israël doit faire ce qu’il faut pour la paix’’. 

Rappelons que le premier ministre israélien a rendu visite au Sultan Qabous d’Oman en 2018 puis reçu son ministre des Affaires étrangères en février 2019 à Tel-Aviv. 

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