LVD du vendredi 01 mars 2019

Bonne écoute

Bonne écoute !

Nouvelles nationales 

Le MRD célèbre la journée internationale de la femme

Le principal parti djiboutien d’opposition, le MRD, célèbre ce vendredi 8 mars 2019, à son Quartier Général de Maka Moukarama, dans la capitale djiboutienne, la journée internationale de la femme.

Comme chaque année, les femmes du MRD ont décidé d’organiser cet évènement hautement symbolique, en hommage à la femme démocrate djiboutienne, à la femme djiboutienne en général et à toutes les femmes à travers le monde.

Rappelons que le PRD devenu MRD est le premier parti djiboutien à avoir présenté des candidates à des élections. Il l’a fait aux élections législatives du 18 décembre 1992, initiative qui a fini par inspirer plus tard le pouvoir en place puisqu’il a introduit un quota femmes pour les mandats électifs et les postes administratifs de responsabilité. 

Licenciements et risques de licenciements aux ports de Djibouti

Dans nos précédentes éditions, nous avons fait part du ralentissement de l’économie djiboutienne. Le travail de la douane portuaire pour le marché national a diminué en raison de la mainmise de la famille présidentielle qui accapare toujours plus les activités économiques du pays sans payer d’impôts mais aussi du fait du sentiment d’incertitude qui envahit les opérateurs économiques ordinaires envers l’avenir.

Un autre indice de ce marasme économique se fait jour à son tour. Il s’agit de la compression du personnel que l’on observe ces derniers temps de la part du principal port du pays, le Doraleh Container Terminal (DCT). En effet, la direction de DCT a annoncé, dans une note récente, une réduction du personnel journalier.

Et ce n’est pas fini, car, avec la concurrence qui se profile à l’horizon de la part des ports érythréens pour attirer le trafic éthiopien, les risques d’autres licenciements par les ports djiboutiens augmentent. 

Droits de visa d’entrée à Djibouti : une baisse des montants à payer

Suite à une nouvelle loi sur l’immigration, la direction de l’immigration de la police djiboutienne annonce une réduction des droits à payer pour l’obtention du visa d’entrée à Djibouti. C’est par la voix du colonel Idriss Djama Guireh, directeur de l’immigration, que cette annonce s’est faite. ‘’ Pour une période de 3 à 15 jours, le montant est de 2000 FD et pour un visa de court séjour de 90 jours le montant est de 4000 FD ‘’, a-t-il déclaré dans une interview au journal gouvernemental La Nation.

Il a ajouté que les visas peuvent s’obtenir auprès des représentations diplomatiques de Djibouti à l’étranger, à l’aéroport ou en ligne.

Selon lui, l’objectif poursuivi à travers ces nouvelles mesures, est ‘’d’attirer un maximum d’investisseurs et de touristes à Djibouti’’. 

Nouvelles régionales

Soudan : la répression gouvernementale se révèle contre-productive pour la sortie du pays de la liste des ‘’États soutenant le terrorisme’’ 

Un haut responsable américain a prévenu le 20 février 2019 que l’usage de la « violence excessive » par le pouvoir soudanais pour réprimer les manifestations anti-gouvernementales était inacceptable et pourrait menacer les discussions pour retirer le Soudan de la liste américaine des « États soutenant le terrorisme ».« Il est absolument inacceptable pour les forces de sécurité de faire usage d’une force excessive pour réprimer les manifestants, ainsi que les détentions sans charges, tout comme l’usage de la brutalité et la torture », a affirmé à l’AFP Cyril Sartor, directeur Afrique au Conseil national de sécurité américain, en visite à Khartoum

Le Soudan, dont l’économie s’est beaucoup dégradée sous le pouvoir en place, connaît des manifestations depuis deux mois, suite une décision gouvernementale de tripler le prix du pain. Les manifestants en sont vite venus à réclamer la « chute » du président Omar el-Bachir qui, lui, s’entête et s’accroche au pouvoir.  

Le bilan officiel parle de 31 morts depuis le 19 décembre 2018 et l’ONG Human Rights Watch (HRW) de 51 morts, dont des enfants et des personnels médicaux.

« Le processus de négociation entre les États-Unis et le gouvernement du Soudan, qui pourrait éventuellement conduire au retrait de la désignation du Soudan en tant qu’État soutenant le terrorisme (…)est actuellement menacé par les développements en cours dans le pays », a averti Cyril Sartor. 

Congo RDC : Le président Tchisekedi promet de libérer les détenus politiques

Dans une déclaration rapportée par la BBC, le nouveau président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a affirmé qu’il allait libérer les détenus politiques au cours de ses premiers cent jours. ‘’Je vais demander au ministre de la justice de prendre toutes les mesures nécessaires, conformément à la loi, pour la libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour des délits d’opinion, notamment lors des manifestations tenues avant les élections’’, a-t-il déclaré selon la BBC.

Il entend aussi, selon certaines sources, favoriser le retour au pays des Congolais exilés pour des raisons politiques.

Ce sont là des gestes d’apaisement attendus par les Congolais. 

Algérie : Bouteflika a déclaré sa candidature à un 5ème mandat mais la rue continue de s’y opposer

Malgré des jours de manifestations, le président Abdelaziz Bouteflika a déclaré sa candidature à un 5èmemandat. Il a accompagné cette déclaration de candidature d’une annonce qu’il a voulue forte : organiser une élection présidentielle anticipée ainsi qu’une ‘’conférence nationale indépendante et inclusive’’ pour réformer l’État.

Mais cela n’a pas convaincu la rue algérienne qui continue de se mobiliser contre lui et le pouvoir qu’il dirige.

Alors, la question qui se pose désormais, est de savoir jusqu’à quand ce face-à-face durera et où il aboutira.

Nouvelles internationales 

Inde-Pakistan : la tension demeure depuis l’attentat-suicide du 14 février au Cachemire indien 

La tension est vivement montée entre l’Inde et le Pakistan suite à l’attentat-suicide qui a coûté la vie à plus de 40 paramilitaires indiens le 14 février dernier au Cachemire indien. En représailles, l’aviation indienne a déclaré avoir bombardé un camp du JeM le 26 février dans le nord du Pakistan, ce qui a entraîné des représailles pakistanaises en Inde le 27 février. Islamabad a notamment affirmé avoir abattu deux avions indiens, tandis que New Delhi faisait état de la destruction d’un chasseur pakistanais, ce que nie le Pakistan. Ce dernier a remis aux autorités de New Delhi le pilote d’un avion indien abattu, en signe de bonne volonté. Islamabad a également arrêté 44 extrémistes soupçonnés de participation à l’attentat-suicide.

L’on assiste en ce moment à des offres de médiation internationale entre les deux puissances nucléaires voisine. La Russie, l’Arabie Saoudite et la Chine sont parmi les pays qui manifestent leur volonté de médiation. 

États-Unis d’Amérique : les démocrates lancent une vaste investigation contre le président Trump

Les démocrates, qui sont majoritaires à la Chambre des représentants, ont lancé une investigation tous azimuts contre le président Trump. C’est la Commission judiciaire de la Chambre qui est passée à l’offensive avec une demande à 81 personnalités et institutions de lui fournir des documents dans le cadre d’une enquête sur de possibles obstructions à la justice et abus de pouvoir. Et ce n’est pas tout, car d’autres dossiers sont retenus qui vont des soupçons de collusion avec la Russie aux paiements pour acheter le silence de maîtresses supposées en passant par son entreprise.

Les démocrates ont notamment réclamé à la Maison Blanche et au chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qu’ils leur livrent les détails d’échanges entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine.

Et parmi les 81 personnalités et organisations sommées de fournir des documents, figurent les deux fils du président républicain, Eric et Donald Jr., ainsi que son gendre Jared Kushner, qui est aussi l’un de ses principaux conseillers. 

Éducation à la démocratie

(Suite)

Démocratie et droit

La formule est bien connue : la démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Quant au droit, il peut être défini au sens premier comme ‘’l’ensemble des règles qui régissent les rapports des membres d’une même société’’. (Dictionnaire Larousse).  Le droit peut aussi, dans un second sens, signifier une faculté reconnue par les règles d’agir de telle ou telle manière, de jouir de tel ou tel avantage. Le droit désigne encore la discipline universitaire qui étudie les règles et leurs effets.

La démocratie peut-elle donc fonctionner sans droit ? Quels liens y a-t-il entre droit et démocratie ?

Dans nos précédentes éditions, nous avons rappelé que la démocratie implique un pacte social par lequel le peuple souverain, le peuple qui choisit d’être gouverné selon le régime démocratique, établit l’organisation et le fonctionnement de son gouvernement. Dans un État dit moderne, ce pacte social prend le nom de Constitution. C’est par cette Constitution que le peuple adhère aux principes démocratiques, consacre les libertés individuelles et collectives, organise la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), donne à chaque pouvoir ses attributions, etc. 

Ce faisant, le peuple souverain (et constituant), fixe des règles. Les dispositions constitutionnelles qu’il prend sont les premières règles de droit de l’État. Elles sont générales et impersonnelles, c’est-à-dire qu’elles s’imposent à tous les membres du peuple. De ces dispositions constitutionnelles, découlent aussi des droits, c’est-à-dire des facultés d’agir ou de jouir de quelque chose, mais aussi des devoirs, c’est-à-dire des obligations. Par exemple, les libertés individuelles et collectives que consacre la Constitution sont autant de droits constitutionnels. D’ailleurs, au sein du droit en tant que discipline universitaire, l’étude des questions constitutionnelles s’appelle droit constitutionnelet les juristes spécialisés en la matière sont des constitutionnalistes.

Comme la constitution a besoin d’être appliquée aux situations concrètes auxquelles les gouvernants sont confrontés, des lois sont votées par les parlementaires et des règlements (décrets, arrêtés, circulaires, décisions) sont pris par le pouvoir exécutif. Ces textes légaux et réglementaires sont aussi des règles de droit, mais ces règles ne peuvent pas être contraires à la Constitution qui est la Loi suprême.

Ainsi, se crée un corpus juridique formé des dispositions constitutionnelles (auxquelles il faut ajouter les traités internationaux) ainsi que des lois et règlements. C’est le corpus juridique du pays.

La démocratie ne va donc pas sans droit, et un État de démocratie (ou démocratique) est un État de droit, car gouvernants et gouvernés obéissent à la Loi.

Bien entendu, il en va de même dans notre démocratie pastorale. Elle ne va pas sans droit, c’est-à-dire sans Xeer (somali), Cafareh (afar), Curuf (arabe).

 Cela est tout simplement de bon sens, car la vie ne va pas sans règles, à plus forte raison la vie en société. Pour s’en rendre compte, il suffit de faire attention à notre vie individuelle. Nous remarquons qu’elle obéit à des règles. Elle obéît aux règles de notre société bien sûr, mais aussi à d’autres règles que nous nous choisissons en tant qu’individu. Par exemple, nous n’organisons pas notre temps libre de la même manière. Certains choisissent de le consacrer à telles activités, d’autres à telles autres activités, certains font du sport plutôt le matin, d’autres plutôt l’après-midi, etc. L’on peut nous retorquer que l’individu agit là selon ses préférences, mais suivre ses préférences demande un minimum d’organisation personnelle et donc un minimum de règles à se fixer.

On le voit, démocratie et droit ont des liens étroits.  

A suivre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *